six mois...

aucune image n'accompagnera cet article, car aucune photo, aucun dessin ne peut exprimer cette solitude et cette douleur qu'il y a dans mon être depuis six mois...
rien ne peut retranscrire le mal que ça fait de se dire que lui rendre visite, c'est rester debout devant un morceau de marbre où en lettres dorées est gravé son nom, au dessus de celui d'autres, que je n'ai jamais connu...
rien non plus ne peut retranscrire ce que ça fait de le croiser dans des album photos, de vouloir parler de lui, mais de ne pouvoir, car une grosse boule prend place dans la gorge à la place des mots...
rien non plus , n'a plus remplacer ses yeux pétillants, et son étreinte pour les résultats du bac... et pourtant, j'ai bien souvent répété que je me devais de l'avoir car Il m'en a fait faire la promesse...
rien non plus ne pourra remplacer le vague à l'âme dans les yeux des miens... un petit plus est partie avec lui, un bout de notre enfance à tous, une vie entière pour certain, mais aujourd'hui rien ne sera plus jamais pareil...

mais le plus dur, le plus dur est de se dire, que jamais plus jamais il ne sera là, dans les joies et dans les peines,plus jamais ce sourire malicieux, ces mots réconfortants ou ce regard qui en disait long...
je ne peux me résoudre à ça, ni non plus à ne pas savoir me souvenir d'autres choses que des dernières images, celles qui font trop mal...

il y a pourtant cette force, que j'ai en moi depuis quelques mois, quelque chose que je ne connaissais pas encore, mais qui me rend adulte de jour en jour, qui m'aide à faire les bons choix ou du moins , à affirmer les miens, et à être solide et "costaud" comme il aimait dire, de jour en jour...
parfois, je me dis que c'est lui, qui me souffle à l'oreille la bonne direction, mais l'incertitude me gagne vite, et je continue ma route sans lui...
je ne crois pas en grand chose, mais j'aimerai croire qu'il est quelque part avec nous, que chaque jours, il guide nos pas dans le droit chemin...
l'absence est la plus horrible des choses qu'il existe sur cette terre... et désormais, elle est à jamais dans mon c½ur et dans mon être... Il n'est plus là...

# Posted on Sunday, 09 August 2009 at 6:48 PM

voilà , c'est fini...

deux ans...
deux ans c'est si vite passé...
on croit au début que ça va être long, on croit qu'on s'y fera jamais
et puis, les jours passent, on s'attache, on rigole et on pleure...
les sessions se succèdent, les coups de gueules aussi...
tous ensemble, on a été des élèves, on a été des amis
nos vies ont beau avoir été traversées par des multiples orages,
on savait qu'on se reverrait, on savait que les nuages s'en iraient, en même temps qu'on se retrouvait, le lundi au portail ou au coin fumeur.
d'abord, on est des camarades, on devient des collèges ou des potes,
et au final on est amis...
on était 24, puis 17, on était surtout les premiers
on était des râleurs et des insatisfaits, on a sacrifié, on a donné plus que ce qu'on avait,
pour réussir, et pour voir les autres réussir...

on s'est attaché, pendant que d'autres se déchiraient,
toujours les premiers à rire,
ou à se cacher pour faire une frayeur aux profs...
on a râlé, on a crié, on s'est fait engueulé aussi...
et les deux années, sont passés comme ça... coups de gueule, éclats de rire, larmes qui roulent, confidences entre deux cours, ou le soir à l'internat, avec toujours des regards complices, des épaules pour nous soutenir, des bras pour quand ça allait pas...

et maintenant...
maintenant, c'est finit...
plus de valise trop lourde ni de chip's qui trônent dans le salon le dimanche soir.
plus de grands cercles le lundi matin au coin fumeur
le bac est passé... et nos vies devraient commencées...

je voulais vous dire à tous, que ce fut un plaisir de partager tout ça avec vous.
je voulais vous dire merci, de m'avoir offert votre amitié et vos confidences.
je voulais vous dire, que chacun d'entre vous gardera une place importante en moi...
j'ai changé... beaucoup changé...
j'ai appris le mot confiance, le mot amis, j'ai oublié ce qu'était de se sentir seule,
j'ai appris à conjuguer le verbe partager...
j'ai appris aussi beaucoup sur moi même , et vous n'y êtes pas pour rien...

nos chemins désormais se séparent,
mais sachez qu'il y aura toujours en moi, une place immense pour tous les élèves de la première promo de BAC PRO A...
et oui, je suis sure que chacun de nous deviendra un grand homme à sa façon...

Laetitia, Magalie, Anis, Dorothée, Morgan, Aurélie, Laurie, Caitlin, Julie, Caroline, Emilie, Marion, Emilie, Sarah, Déborah, Gaelle...merci pour ces deux années de pure bonheur... vous allez beaucoup me manquez !!

# Posted on Monday, 22 June 2009 at 9:31 AM

Edited on Monday, 22 June 2009 at 12:06 PM

elles+ eux + moi...

elles+ eux + moi...
il nous reste un mois à être ensemble...
après... on rentre chacun dans sa propre cours des grands, celle dont on rêve (ou pas) depuis qu'on est gosses
j'ai une boule au ventre quand je pense qu'on va prendre des routes différentes,

qu'il n'y aura plus de grandes retrouvailles au portail
des longues discussions et des fou-rire, des confidences dans le studio de l'internat, des délires au coins fumeur, des pub curly tournées au CDI ( quand il est ouvert !! ) des petit mot ou des sms envoyés en cours , quand on se manque trop...

chaque moment passé avec chacun vous, magalie, gaelle, laetitia, sarah, morgan, karen, julio, mamie, est un trésor que je garderai précieusement en moi pour toujours...
je vous remercie, tous, pour ce que vous êtes, pour avoir été là, à chaque moment de cette année difficile pour moi, d'avoir été mes rayons de soleil, quand autour de moi tout était gris...

merci de m'avoir fait rire quand j'avais envie de pleurer et de tout lâcher...
merci pour cette nouvelle jeunesse que vous m'avez offert chacun à votre manière...et vous savez comme ça compte pour moi, de pas être une vieille ( même si je le suis quand même !!)...

où qu'on soit l'an prochain, je voudrais que vous sachiez, que les deux années qui viennent de passer ont été les plus belles que j'ai jamais eu...
la vie m'a offert un chéri, vous m'avez offert votre amitié, et moi j'ai claqué la porte au passé...

dans un mois je vais être triste... mais je sais qu'un petit bout de chacun de vous m'accompagnera où que je soit...
vous compter tous beaucoup pour moi

# Posted on Saturday, 09 May 2009 at 11:33 AM

trois mois...

trois mois...
il y a trois mois aujourd'hui, tu es parti.
tu t'en es allé avec une partie de moi, et ton absence laisse en moi quelque chose d'amer,
que je m'efforce de cacher chaque jour.
la vie continue...
mais chaque matin, quand je quand je pars mener la mienne je prend un peu de toi, dans les lettres que tu m'avais écrites...
chaque matin, je dissimule au fond de moi, la souffrance que ton absence a laissé en moi...
le temps passe... le bac approche...
je me souviens que lorsque j'ai pris la décision de retourner en cours,
tu m'avais dit d'aller jusqu'au bout. que si je ne le faisais pas pour moi il fallait que je le fasse pour toi...
plus ça approche, et plus j'ai mal...
parce tu n'es plus là, que si j'ouvre la porte d'entrée dans la cours des grands,
tu sera même plus là pour partager ça avec moi...
chaque jour, je me lève, je met mon costume et je vais jouer un rôle auprès des autres...
chaque jour je me lève, et chaque jour un peu plus je le joue à la perfection ce rôle...
mais le soir, quand les lumière sont éteinte, que je quitte le masque et le costume...
c'est l'absence qui m'habite....et la douleur qui s'empare de moi.
tu ne sera plus jamais là....
et ça je ne m'y habitue pas...
voilà trois mois que ta nouvelle maison c'est l'horizon...
et je pense que la personne qui a dit que la douleur s'en allait avec le temps s'est bien trompée...
car on ne peut s'habituer à l'absence de quelqu'un... juste faire semblant.

on pourra me dire, que l'on choisi de s'en aller comme toi tu t'en ai aller... mais je refuserai de l'entendre. je refuserai de croire, toutes ces personnes qui croient qu'on choisi de s'en aller, avec des bip bip affreux et le ronron des machines autour de soit... je ne les crois pas , et je leur tiens tête pour toi.

est ce que tu es près de moi? est ce que tu garde un oeil sur moi? je n'en sais rien... je sais juste que tu me manque mon petit papy... que je donnerais n'importe quoi pour que tu me revienne à moi et à tout le monde...
je t'aime....

# Posted on Saturday, 09 May 2009 at 5:17 AM

Edited on Saturday, 09 May 2009 at 5:53 AM

retour dans le passé....

retour dans le passé....
si je devais parler d'avant,
d'avant toutes les claques que j'ai pris dans la figure,
je vous parlerai de lui.
je vous parlerai d'un garçon qui malgré ses 20 ans (à l'époque), a été la seule personne que j'avais.
d'un garçon un peu trop vieux, mais qui quand même m'écoutais, parce que peu être au fond, malgré l'air que je me donnais, il savais peut être que j'étais seule... trop seule
je vous parlerai d'un mariage, celui de mon cousin et de sa cousine, le 9 septembre 2000...
je vous dirais que ce jour là, l'enfant un peu trop adulte que j'étais,
à trouver le grand frère qu'elle n'a jamais eu...

je vous dirais aussi , que les années qui ont suivit cette dates, n'ont pas été très roses,
qu'en s'éloignant des bancs de l'école, elle a fait fuir tout ce qui l'a rattachait encore à l'innocence de l'adolescence,
mais que lui, lui est resté malgré tout.
avec un peu de mal c'est sur, il s'est souvenu de tous les anniversaire ou elle était pas trop loin,
il est même le seul qui est venu lui porter un peu de réconfort, quand elle était beaucoup trop loin et inaccessible pour les autres... les autres à qui elle faisait peur...

et puis...
et puis il a grandi. ou vieilli plutôt. après un âge, on ne grandit plus.
il est parti un peu loin, il avait sa vie maintenant.
leurs routes se sont recroisées un temps, car le "un peu trop loin" c'était aussi devenu sa maison.
il avait sa vie, elle voulait pas non plus trop déranger...
mais il a toujours été là, comme un grand frère.
elle savait qu'il était à coté, alors, ça allait, car elle n'était pas seule...

deux ans. deux longues années sont passées.
sans se voir, sans coups de fil. sans rien.
deux longues année, où elle s'est dit, que peu être, le sacrifice d'aller bien était de perdre son ami.
et puis, sa vie à lui a basculer.
ils ont bien vieilli les deux, c'est sur , il ne ressemblent plus au deux ados un peu trop grands des photos du mariages.
mais c'est comme si jamais rien les avait séparé. ni la maladie, ni le temps qui passe, ni les différents chemins qu'ils avaient pris.
il lui avait manqué. beaucoup même.

mais ça fait tellement plaisir, de se revoir, d'avoir les même délires.
d'avoir aussi grandi , et de pouvoir être celle qui te donne des conseils.
de se dire que malgré le temps qui passe, toi tu sera toujours le même
t'aura toujours les mêmes expressions bizarres, la même façon de me faire rire.
et moi, je serai toujours celle qui a une mémoire sans faille, et qui est incapable de supporter deux secondes de silence ( comme dans ma contravention)
je voulais aussi te dire, que tu y es pour rien dans tout ce qui est arrivé.
j'étais une gosse certes, j'étais seule aussi , mais toi t'y ai pour rien.
t'as jamais été le seul qui n'a pas fuit devant cette merde, et un peu trop tard je t'en remercie.

malgré toutes les claques qu'il y a dans nos vies en ce moment,
faut voir le petit coin de rose, au milieu de tout le noir qu'il peut y avoir.
le petit coin de rose du moment, c'est de me dire, que même si je crois pas au destin, et à tous les signes bizarres que certains arrivent à voir, toi t'es revenu.
alors, fais pareil David.cherche le petit coin de rose, sur le monochrome grisâtre du moment.

# Posted on Saturday, 04 April 2009 at 11:50 AM